Mythe biblique 4 : La fin du monde

La Jérusalem céleste, Tapisserie de l'Apocalypse (Angers, XIVe siècle).
La Jérusalem céleste, Tapisserie de l’Apocalypse (Angers, XIVe siècle)

Conférence par Marc Pernot,

Jeudi 7 octobre de 12:30 à 13:30 à l’Espace Madeleine (rue de Toutes-Âmes, 1204 Genève) : Bienvenue à toute personne de bonne volonté, croyante ou non, s’intéressant à la Bible.
(Certificat Covid nécessaire par décision fédérale).

Un mythe est un récit fondateur pour une culture, un peuple, une civilisation. C’est toujours une histoire vieille de plus de mil années disant l’origine du monde, une histoire qui appelle son lecteur à participer à l’harmonie et à la dynamique de ce monde. La (re)découverte de l’importance des mythes pour une civilisation a été très vive au XXe siècle, en particulier avec Claude Lévis-Strauss, Mircea Eliade,

La fin du monde : En définitive, qu’est-ce qui reste ? Quelle finalité nous donner ?

  • Il existe aujourd’hui bien des films, des romans dits « post-apocalyptiques », ou « dystopiques », avec une hyper violence et des personnes qui errent dans des villes et des supermarchés dévastés à la recherche de nourriture, tout en tentant d’éviter des zombies ou des machines.

  • Cet imaginaire nous influence, étrangement, même si nous n’avons pas spécialement vu de films post-apocalyptiques. Quand vient un moment difficile pour notre société, par exemple une pandémie, nous nous ruons dans les supermarchés pour acheter des pâtes et du papier hygiénique. C’est tout à fait irrationnel et nous vient comme une inspiration inconsciente de cet imaginaire post-apocalyptiques. C’est pourquoi il est important d’interroger nos mythes, car ils sont puissants, et d’interroger notre idée de la fin du monde.
  • Ces œuvres post-apocalyptiques sont inspirées de l’Apocalypse de Jean, comme le nom de ce genre le suggère. Pourtant dans l’Apocalypse de Jean, les catastrophes sont au milieu du récit et la fin est bien plus heureuse, elle est une ville où règle la paix, la lumière, le soin des autres, la vie en harmonie et en abondance.
  • Ils répondent à cette question; en définitive quand tout est fini, qu’est-ce qui reste. Qu’est-ce qui est essentiel pour nous, que garderions-nous, en définitive. Vers quoi aller ?
  • Les mythes bibliques sur la fin du monde sont inspirants et nous ouvrent à une autre façon de voir l’essentiel.
  • En français, le mot « fin » signifie à la fois le terme de l’histoire (comme il y a marqué « FIN » avant le générique d’un film), et la finalité de notre cheminement. C’est en réalité de cela, de la finalité et de notre cheminement que parlent, qu’inspirent ces mythes sur la fin du monde. C’est bien plus essentiel car cela influe sur notre façon d’être dans la poursuite de notre vie. L’imaginaire offert par les mythes bibliques sont inspirants, beaux, porteurs de vie.

Textes abordés :

  • Mythe du paradis, du jardin d’Eden : une harmonie entre humains, avec la nature, et notre responsabilité de servir, de la garder, de lui-être fidèle.
  • Mythe de l’Apocalypse : à la fin, une ville ouverte sur l’universel, la paix et le soin de tous, la fin des larmes des cris, de la douleur, du deuil. Ces grands textes ne parlent pas du futur, mais du présent de toute génération, de toute personne humaine dans un processus de perfectionnement, d’élévation, de recentrement sur l’essentiel (plus même que les pâtes et le papier hygiénique 🙂
  • L’Evangile parle du Royaume de Dieu pour aujourd’hui, au présent, comem déjà là et en même temps à venir. C’est plus une dimension supplémentaire à notre existence qu’un lieu futur.
  • Paul, dans 1 Corinthiens 13, dit que l’amour est la fin de tout (c’est ce qui reste et c’est ce qu’il est bon de poursuivre).

 

logo de l'Espace Madeleine à Genève

Ensemble des conférences de ce cycle :

  1. L’origine du monde : Jeudi 16 septembre de 12:30 à 13:30
    Du chaos, créations et tâtonnements, chutes et nouveaux départs. (en lire plus…)
  2. Faire un peuple : Jeudi 23 septembre de 12:30 à 13:30
    Entre émancipation et union. Qu’est-ce qui nous permet de ne pas être seul sans se déchirer ? (en lire plus…)
  3. L’homme-Dieu : Jeudi 30 septembre de 12:30 à 13:30
    Une éternelle tentation, ou une réalité à vivre ? (en lire plus…)
  4. La fin du monde : dont le sujet est évoqué ici
    Jeudi 7 octobre de 12:30 à 13:30, au temple de la Madeleine, rue de Toutes Âmes à Genève